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Bienvenu(e) sur le p'tit coin d'Ivoirboy"N'an laara, an saara" (Si nous nous couchons, nous sommes morts). |
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6/21/2009 ÉVÉNEMENT : BEDEL PATASSÉ S'EST ENFIN MARIÉPar ATSE N'CHO DE BRIGNAN
E-Mail : brignan@gmail.com Un article pour le magazine www.100pour100culture.com et consultable sur le lien : http://www.100pour100culture.com/archives/27/jetset/index.htm ![]() Repoussé à quelques reprises faute de temps et d’organisation parfaite, le mariage de d’ATSÉ Bedel dit Bedel Patassé, l’un des membres claironnés de la Jet Set du défunt Président Douk Saga a enfin eu lieu. Il s’est uni pour le meilleur et pour le pire à Mademoiselle Kristell Avognan. Cela se passait le samedi 30 mai 2009 à la Mairie de Sevran (93), leur ville de résidence située dans la banlieue nord de Paris en présence de parents, amis et une pléthore d’invités venus un peu de partout …d’Europe et d’Abidjan.
Déjà à 14H, l’esplanade de l’Hôtel de ville était bondée de monde qui ne voulait pas se laisser conter l’événement. Une demi-heure plus tard, la petite salle de mariage prévue pour la cérémonie refusait du monde à cause de son exigüité. Seulement, parents proches et les témoins des mariés ont pu y avoir accès. Après les cérémonies d’usage liées aux conditions de mariage, c’est donc par large sourire ponctué d’un triple OUI que Mademoiselle Kristell AVOGNAN a décidé de devenir Madame ATSÉ Bedel quittant tous les deux le cercle des célibataires pour la cour …très recherchée des mariés. Patassé, dans la joie, esquisse quelques pas de coupé-décalé pour "haranguer" l’assistance ; c’est le branle-bas dans la salle. L’ordre revenu, à 15H20, le jeune couple avec le cortège des invités prennent la direction du Parc Lefèvre de Livry-Gargan, la ville d’à-côté, pour les séances photos. Ce n’est que vers 18H30 que Bedel Patassé et son épouse font leur entrée dans la salle de réception de l’Espace Chaptal d’Aulnay-sous-Bois, accueillis triomphalement par une haie d’hôtesses et d’hôtes magistralement habillés pour la circonstance. Encore c’est par des pas de coupé décalé, cette fois-ci sur le tempo « La Jet dja la foule » de son ami Bôrôsangui, que Bedel Patassé et son épouse font se lever parents, amis et invités de leurs chaises pour voir qui des deux (nouveaux mariés) dansent si bien ce genre de musique créé par Douk Saga et ses amis dans les boîtes de nuit parisiennes. Les coupés-décalés absents, les zougloumen assurent le show
L’un des moments les plus remarqués et remarquables étaient l’absence très prononcés de certains amis de la Jet Set dont fait partie Bedel Patassé que sont Le Molare, Lino Versace, Bôrôsangui… . Seuls Papa Ministre, Kwagny le Riche Planteur et Chakoull étaient présents à la cérémonie. Si les deux premiers offraient leurs services dans le soutien logistique de la soirée, le dernier était le best man de son pote de tous les jours. C’est lui qui a servi de chauffeur aux mariés et c’est aussi lui qui a convié certains artistes zouglou au grand show du 30 mai 2009.
D’abord, vers 22H30, c’est SOUM Bill qui embouche le micro depuis l’entrée de la salle chantant les premières notes de « L’un pour l’autre ». Quand il est aperçu par les mariés et surtout par l’assistance, c’est le remue-ménage dans la salle. Trois quarts d’heure après, c’est le tour de Yodé et Siro de créer la surprise avec leurs chansons « Mariage » et « Chacun son choix ». Enfin pour boucler le show zougloutique, c’est Pat Sacko du groupe Espoir 2000 (sans Valérie, empêché) de faire se lever une fois encore les mariés et l’assistance par sa chanson « Je t’aime ». « C’était vraiment la surprise que je voulais réserver à mon épouse pour notre union et surtout pour ce grand moment de bonheur que nous partageons ensemble » a fini enfin par avouer Bedel Patassé aux parents, amis et invités. C’est aux environs de 2H du matin que les mariés abandonnent leurs invités pour leur chambre d’hôtel laissant ceux-ci jusqu’aux alentours de 4H du matin devant les coupes de champagne, les verres de bière et de vin et surtout devant les plats exotiques de Yassa, de frites, d’abolo, d’alloco et de grillades… ![]() 5/6/2009 3 QUESTONS À…JOCELYNE BEROAD (KASSAV) : "LE ZOUK N’EST TOUJOURS PAS RECONNU"Par ATSE N'CHO DE BRIGNAN
E-Mail : brignan@gmail.com Un article pour le magazine www.100pour100culture.com et consultable sur le lien : http://www.100pour100culture.com/archives/26/jocelyne/index.htm
A quelques jours de la Nuit Créole, ce giga concert prévu le 16 mai prochain pour couronner leurs 30 ans de succès dans le grand stade de France à Paris, la diva du groupe Kassav, Jocelyne Beroad s’est confiée à 100%Culture où elle nous parle de ce énième concert et surtout de leur concept ZOUK qui a du mal à prendre son envol. Le 16 mai prochain, le groupe Kassav fêtera ses 30 ans de succès. Pouvez-vous nous dire ce qui vous a vraiment marqué durant toutes ces années et surtout vos premiers pas au sein de ce mythique groupe ? 30 ans de succès, combien de pays parcourus à travers le monde et surtout le secret de la musique zouk ? A quoi doivent s’attendre vos nombreux fans pour ces 30 ans de succès au stade de France ? LES SALOPARDS : LE RETOUR EN GRACEPar ATSE N'CHO DE BRIGNAN
E-Mail : brignan@gmail.com Un article pour le magazine www.100pour100culture.com et consultable sur le lien : http://www.100pour100culture.com/archives/26/salopards/index.htm
Ils sont au nombre de quatre (4) et ont marqué la deuxième génération de la musique Zouglou en Côte d’Ivoire et à au-delà des frontières du pays. Le groupe a choisi de s’appeler "Les Salopards" en référence au ton satirique de leurs textes mais aussi à l’image négative que se font les pouvoirs africains de tous ceux qui osent parler haut… Séparés depuis plusieurs années et en carrière solo pour certains Bloco, Soum Bill, Colin et Débingue sont de retour sur la scène pour le grand plaisir de tous les nostalgiques des années 90! Tout a commencé pour ces jeunes gens en 1992 quand ils cherchaient encore leurs repères dans divers groupes déjà présents sur la scène musicale ivoirienne après le succès phénoménal de l’album "Gboglo Koffi" de Bilé Didier et des Parents du Campus en 1990. C’est ainsi que Bloco et Colin, ex-membres du groupe Esprit de Yop, d’une part, Soum Bill et Débingue transfuges des Garagistes, d’autre part, comme par la force des choses se retrouvent pour former le groupe Les Salopards: une façon pour eux de mettre l’art musical à leurs pieds par des textes incisifs et des messages percutants. 3/10/2009 DJIMON HOUNSOU, ITINÉRAIRE D’UN BÉNINOIS À HOLLYWOODPar ATSE N'CHO DE BRIGNAN
E-Mail : brignan@gmail.com Un article pour le magazine www.100pour100culture.com et consultable sur le lien : http://www.100pour100culture.com/archives/24/djimon/index.htm ![]() Né un 24 avril de l’année 64 à Cotonou, la capitale de l’ancienne République du Dahomey (Bénin actuel), Djimon Hounsou va vite quitter le cocon de cette partie de l’Afrique pour se rendre à Lyon, en France chez ses frères. Il n’a que 13 ans en ce moment lorsqu’il débarque en pleine ère giscardienne, celle du scandale des diamants... de Bokassa. En mai 1987, l'enfant prévu pour faire des études lâche tout pour aller « se chercher » dans la capitale française. Une fois là-bas, la vie n’est pas comme il le pensait : grand, beau, mais à la rue. Vagabond errant dans la ville lumière, il vivait sous les ponts, fouillait les poubelles. Un matin, alors qu’il prenait sa douche dans la fontaine en face du centre Beaubourg, il est repéré par une personne travaillant pour Thierry Mugler. Tout de suite, son physique harmonieux, sa beauté plastique et son teint d’ébène lui sauteront aux yeux. C'est ainsi que le styliste et designer Thierry Mugler va le sortir des égouts pour le faire marcher sur les podiums à Paris et Londres. Mannequin pour cette prestigieuse marque, Djimon posera pour un album de couturier qui le mènera jusqu’à Los Angeles, en 1990. Une fois là-bas, il tourne dans trois vidéos réalisées par David Fincher : Roll With It, Express Yourself et Straight Up, avec les participations respectives de Steve Winwood, Madonna et Paula Abdul. Il pose également pour le livre de photos d'Herbert Ritts Men and women et participe à la vidéo de Janet Jackson, Love Will Never Do Without You. Ses rêves grandissant, l’enfant de Cotonou ambitionne de devenir acteur de cinéma. Il côtoie certains acteurs et réalisateurs dans le quartier d’Hollywood où il interprète de petits rôles. En 1997, à force de persévérance, il obtient son premier grand rôle dans le film Amistad, de Steven Spielberg, dans lequel il joue Cinqué, un Africain capturé au XIXe siècle par des négriers et qui s’est révolté. Ce qui le révèle au grand public. Par son physique imposant et ses origines africaines, les réalisateurs font de lui l'acteur parfait pour « les rôles de "costaud" ou d'indigène plus bon et intelligent que ne le font croire les autres ». Ainsi, il fait plusieurs apparitions remarquées dans des super productions, dont Gladiator de Ridley Scott, en 2000, avec des rôles de détective dans Le Boulet en 2002, de soldat soudanais dans Frères du désert, de motard dans Biker boyz en 2003 et de chef tribal dans Lara Croft Tomb Raider le berceau de la vie. En 2004, le réalisateur Jim Sheridan lui permet toutefois de varier son jeu d'acteur en lui permettant d’incarner un mystérieux artiste peintre, voisin d'une famille irlandaise fraîchement débarquée à New York, dans In America qui lui valut sa première nomination aux Oscars. En 2006, c’est la consécration totale. Il est nominé une seconde fois dans la catégorie Meilleur second rôle aux côté de Leonardo DiCaprio, pour sa prestation dans Blood Diamond. Un film engagé d'Edward Zwick qui dépeint la violence dans laquelle l’exploitation et le commerce des diamants ont plongé le Sierra Leone. Le tournage de ce film en Afrique a marqué Djimon Hounsou. Il se confiait aux journalistes lors de la réception de son prix en ces termes : « Je suis le premier Africain nominé aux Oscars, donc j’espère que ça m’aidera à faire de belles histoires. J’’ai maintenant une compagnie de production, Belly Serpent Productions, qui développe des projets et je suis prêt à m’investir en Afrique ». En cette année 2009, l’acteur africain d’Hollywood interprète le rôle de l’Agent Henry Carver aux côtés Dakota Fanning, Camilla Belle, Chris Evans, un film sorti sur les écran en France au mois de février. La rumeur du moment raconte qu'il pourrait tenir le rôle principal dans le film God of War déjà adapté en jeux vidéo. A 45 piges, L'acteur béninois Djimon Hounsou attend son premier enfant avec sa compagne Kimora Lee Simmons, divorcée en 2008 de son premier mariage avec le magnat du Hip Hop Russell Simmons, avec qui elle a eu deux filles Ming Lee (8 ans) et Aoki Lee (6 ans). Filmographie (Entre parenthèses, le nom du personnage qu'il interprète.) Cinéma 1994 : Stargate, la porte des étoiles, de Roland Emmerich (Horus) 1997 : Amistad, de Steven Spielberg (Cinqué) 1999 : Gladiator, de Ridley Scott (Juba) 1998 : Un cri dans l'océan, de Stephen Sommers (Vivo) 2001 : Le Boulet, d’Alain Berbérian (l'inspecteur Youssouf) 2001 : Frères du désert, de Shekhar Kapur (Abou Fatma) 2002 : La Porte du non retour, de Jean Odoutan (Nuhuru) 2002 : Lara Croft Tomb Raider le berceau de la vie, de Jan de Bont (Kosa) 2002 : Blueberry, l'expérience secrète, de Jan Kounen (Woodhead) 2003 : Biker boyz, de Reggie Rock Bythewood (Motherland) 2003 : In America, de Jim Sheridan (Mateo) 2004 : Constantine, de Francis Lawrence (Papa Midnite) 2005 : The Island, de Michael Bay (Laurent) 2005 : Beauty Shop, de Bille Woodruff (Joe) 2006 : Eragon, de Stefen Fangmeier (Ajihad) 2006 : Blood Diamond, de Edward Zwick (Solomon) 2008 : Never Back Down, de Jeff Wadlow (Jean Roqua) 2009 : Push , de Paul McGuigan (Agent Henry Carver) Télévision Beverly Hills 90210 1998 : Urgences - Saison 5, dans les épisodes : 13, 14, 15, 17, 18, 19 (Mobalage Ekabo) 2003 : Alias - Saison 3, dans les épisodes : 5, 17, 18 (Kazari Bomani) Récompenses Pour son rôle dans Blood Diamond, d’Edward Zwick Nominations Meilleur second rôle aux Oscars 2007 Meilleur second rôle aux Black Reel Awards 2007 Meilleur second rôle aux BFCA Award 2007 Meilleur second rôle aux Image Award 2007 Meilleur second rôle aux Screen Actors Guild Awards 2007 Victoires Meilleur second rôle aux Sierra Award 2007 Meilleur second rôle aux NBR Award 2007 Meilleur second rôle aux WAFCA Award 2007 2/5/2009 ALAIN MABANCKOU FAIT SON BAZAR![]() Après l’élection de Barack Obama, il s’apprête à « foutre le bazar » dans la communauté noire en France avec son nouveau roman « Black Bazar » ! Personnage tour à tour poète, romancier, essayiste et professeur de littérature dans la prestigieuse Université de Californie, Los Angeles (UCLA), l’écrivain congolais Alain Mabanckou, de sa plume fougueuse et alerte, a su séduire pour finalement s’imposer – non sans talent – dans un monde littéraire constamment évolutif. Lauréat de plusieurs prix littéraires dont le Prix Renaudot obtenu en 2006 avec son roman « Mémoires de Porc-épic », il s’apprête à sortir son dernier roman « Black Bazar » prévu en ce début d’année 2009. De passage à Paris pour les préparatifs de la sortie de ce livre, l’auteur de "Verre Cassé" a accordé une longue interview à 100%CULTURE dans laquelle il évoque les comportements des Noirs à Paris et revisite les préjugés ou les questions que ceux-ci se posent sur la « communauté black » en France en général : ce n’est qu’un aperçu de "Black bazar", son dernier roman qui sort aux Editions du Seuil. Qu’est-ce qui explique votre séjour ici à Paris ? Je suis en train de préparer la sortie de mon nouveau roman aux Editions du seuil ; roman qui s’intitule "Black bazar" et qui est un peu le prolongement de "Verre Cassé". Cela prend alors quelques turbulences dans les rendez-vous, les va-et-vient à gauche à droite. La préparation des livres est toujours un moment intense, mais aussi très excitant ! Donc l’histoire de "Verre Cassé" continue toujours après celle de "Mémoires d’un porc-épic" Je crois que c’est un univers que j’essaie de construire. Vous savez, quand un écrivain fait un livre, il essaie toujours de gratter à travers ce qu’il avait déjà rédigé et construit pour trouver la voie juste, les mots justes et l’univers juste ; et peut-être que "Black bazar" va venir comme le complément à "Verre Cassé" ou à "Mémoires de porc-épic" dans la mesure où je reste toujours du côté de la marginalité des personnages et de la réalité, du côté où la fiction nous donne quelque chose d’étonnant dans le sens où moi j’aime bien partir de la réalité pour fonder la fiction et non de la fiction pour fonder la réalité. Pour mettre de l’eau à la bouche de vos fans, pouvez-vous brosser un peu de ce qu’on pourrait lire dans "Black bazar" ? "Black bazar", à la différence de "Mémoires de porc-épic" ou de "Verre Cassé", c’est déjà un livre qui se passe en France dans les quartiers populaires de Paris tel le 18ème et 1er arrondissement. La différence avec "Verre Cassé", c’est que dans "Black Bazar" nous assistons à une espèce d’histoire d’amour qui naît entre le narrateur et une copine congolaise et qui vole en éclat par la suite. L’éclatement de cet amour fait que le narrateur se découvre une passion pour l’écriture et commence à écrire un livre qui s’intitule "Black bazar" et dans ce livre, il observe la communauté noire vivre, se confondre - si on peut le dire ainsi - avec la communauté blanche. Peut-être à travers ce livre, il essaie de revisiter les préjugés ou les questions que nous avons du colonialisme, du communautarisme… Et beaucoup de ces questions qui minent aujourd’hui le monde noir sont traitées à l’intérieur de "Black bazar". À vous entendre, c’est la foultitude des Noirs dans le 18e et leur attroupement dans le 1er arrondissement du côté des Halles qui représente ce « black bazar » ? Le bazar en lui-même est constitué dans l’originalité de la vie des personnages et ces personnages nous ressemblent car ils fréquentent les lieux que nous fréquentons : je veux dire le Jip's, les boîtes de nuit, l’Alizée, le Cœur samba dans le 16e ou le 8e arrondissement, etc. Donc ce sont des personnages qui suivent l’itinéraire du monde noir à Paris et puis aussi la contemplation de Château Rouge, de Château d’eau. Je pense que nous avions besoin en quelque sorte de regarder à nouveau la condition de l’immigré aujourd’hui ici en France. Peut-être aussi que j’ai essayé de régler une question fondamentale qui existe et que nous ne réglons jamais : c’est quel type de rapport que nous avons, Nous les Africains avec les Antillais ? Comment nous regardons les Antillais et comment les Antillais nous regardent ? Il y a une espèce de non-dit et une espèce de racisme qui existent parfois entre ces deux communautés et qu’on n’a jamais souvent rappelé. Vous verrez des Antillais qui vont reprocher aux Africains de les avoir vendus avec la complicité des Chefs de leurs tribus et vous verrez des Africains qui vont dire que les Antillais essaient de devenir comme des Blancs et traitent les Africains comme des barbares. Et ce type de rapport de conflit et de racisme fait de sorte que nous assistons parfois à une haine qui est même plus forte que celle que voue un racisme blanc à un Noir. Ne pensez-vous pas, avec votre livre, remuer le couteau dans la plaie comme on le dit souvent ? Oui, c’est vrai, mais si on ne résout jamais ce problème, on ne va pas avancer et je sais que "Black bazar" pourrait être un livre qui peut soulever les polémiques. Je le ressens déjà par rapport aux premiers échos de la presse française. Mais si on ne parle pas de ces questions, on risque de confondre ce qui se passe aux Etats-Unis avec ce qui se passe en France. Les Noirs de France ne sont pas identiques aux Noirs des Etats-Unis. Les Noirs des Etats-Unis sont arrivés par le même chemin, par le même bateau, par la même histoire. Ils ont subi l’esclavage et ils sont arrivés dans ce qu’on peut appeler « une terre de peuplement » qui est aujourd’hui les Etats-Unis. Ce qui revient à dire que lorsqu’ils subissent une injustice, c’est une injustice qui concerne l’ensemble de la population noire-américaine. Or les Noirs de France ont des parcours hétéroclites et différents. Il y a des Noirs qui sont arrivés en France pour faire des études et qui sont restés ; il y a des Noirs qui sont venus en France pour l’exil politique ; il y en a qui sont venus pour chercher l’exil économique ; il y en a qui sont venus par le mouvement de la SAPE (Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes, ndlr) pour retourner directement au pays, donc les identités sont différentes. La conséquence : c’est que, lorsqu’il y a une injustice qui touche une partie de la population, elle ne touche pas forcément l’ensemble de la population. Ainsi, quand on fait une manifestation pour les sans-papiers, les étudiants qui sont en situation régulière trouvent que ce n’est pas leurs problèmes et lorsqu’on chasse un exilé politique, celui qui est installé ici trouve que ce n’est pas son problème. Ce qui peut mobiliser une communauté et la former dans son unité, c’est lorsque nous subissons une injustice qui concerne notre couleur de peau. Et même dans ces conditions, j’ai trouvé que les Noirs de France ne sont pas solidaires, tout simplement aussi parce qu’à l’intérieur des Noirs de France, il y a des différences. A la différence des Américains, parmi les Noirs de France, vous avez des Antillais, vous avez les Africains, et à l’intérieur des Africains, vous avez les Africains de l’Ouest, du Sud, du Centre, du Nord. Un Africain de l’Ouest et un Africain du Centre, c’est deux cultures totalement différentes. Il y en a même qui sont chrétiens, d’autres sont musulmans ; ces différentes religieuses sont fondamentales, car on traite certains d’impie. Il y a donc une espèce de non-dit. Le rôle de l’écrivain c’est d’aller regarder à travers toutes ces distinctions et de faire de sorte que, même si ça fait mal à la communauté, mais au moins la question est posée pour que nous puissions trouver quelle voie suivre pour créer un jour ce qu’il est convenu d’appeler ici une communauté noire. Donc pour vous, un OBAMA en France, ce n’est pas pour demain ? Dans l’interview que je donne plutôt au Nouvel Observateur, je dis que c’est possible qu’il y ait un OBAMA noir en France. Il ne faut jamais dire jamais, car on disait cela de l’Amérique. Il y aurait un président noir en France parce qu’un président de la République , c’est d’abord quelque chose qui relève d’un parcours individuel. OBAMA n’est pas sorti par une volonté de la race ; c’est quelqu’un qui a compris dans quel sens il devait mener son propre parcours. Il a fait de grandes études et il s’est positionné pour avoir en quelque sorte la démarche politique qu’il fallait. Maintenant, un individu qui arrive à se détacher, cela ne veut pas dire que tous les Noirs-américains vont devenir président ! En France, c’est la même chose. Si vous avez quelqu’un qui a un parcours exceptionnel, qui ne croit pas que tout est impossible sur la terre, alors celui-là, il arrivera un jour. OBAMA est quelqu’un de détail, car il n’a pas la physionomie du Noir-américain type. C’est un Africain en quelque sorte, c’est-à-dire son père est Kényan et sa mère est Blanche or les Afro-américains sont des descendants d’esclaves. Donc, ils sont venus là et n’ont pas d’attache directe avec l’Afrique. L’Afrique des Noirs-américain est une Afrique mythique, une Afrique rêvée, tandis que l’Afrique d’OBAMA est visuelle, car on peut retrouver sa grand-mère. Donnez-moi un exemple où on un Noir-américain va aller retrouver sa grand-mère dans un village, il y en a pas ! OBAMA est seul le Noir-américain qui peut dire que ma grand-mère habite dans tel village, mon oncle est là, pour les autres ça n’existe pas. À quand donc la sortie de ce livre ? Probablement en janvier, mais pour une fuite, je tiens à vous dire que le magazine hebdomadaire "Jeune Afrique" a acheté quelques extraits plus une chronique du livre qui paraîtront dans leur numéro du 4 janvier 2009. Comment expliquez-vous qu’après des études de droit, vous vous retrouvez à la littérature que vous enseignez à l’Université de Californie-Los Angeles, UCLA ? Je pense que l’avantage du Droit est que ça mène à toutes les disciplines et d’ailleurs beaucoup de juristes ont été des écrivains : Victor Hugo a fait une licence en Droit, Alfred de Villiers, Balzac ont fait du Droit, et parfois même très éloignés du Droit, Louis-Ferdinand Céline a fait Médecine, Emmanuel Dongala a fait de la Chimie et donc je pense que la Littérature n’a pas de discipline donnée. On peut aimer la littérature et être économiste, physicien, botaniste comme Jean-Jacques Rousseau. J’ai toujours porté la littérature en moi et d’ailleurs, j’ai fait un Bac en Lettres et Philosophie puis des études de Droit, mais j’ai toujours écrit et c’est ce qui m’a amené aux Etats-Unis. Qu’est-ce qui vous a réellement amené à l’écriture et surtout quel auteur qui vous a marqué au point d’écrire autant ? Je pense qu’on a tous subi l’influence de la littérature française, mais personnellement celui qui m’a le plus marqué, c’est l’écrivain latino-américain Gabriel García Márquez. Lorsque j’avais lu « Cent ans de solitude », j’étais étonné de voir quelle norme un être humain puisse avoir du génie pour faire rêver les hommes en ce sens. Et puis, il y a eu Louis-Ferdinand Céline avec son écriture. Bref ! Ce sont donc ces grands écrivains du monde vers lesquels je me suis tourné et qui m’ont donné la possibilité de grandir littérairement et d’envisager un jour l’écriture. Puis, avec la littérature africaine, j’étais émerveillé par « L’enfant noir » de Camara Laye, bien évidemment les contes et légendes écrits par Bernard Dadié et Birago Diop. Quand on lit Alain Mabanckou, on sent un style académique assez percutant, à la différence de Camara Laye et autres auteurs africains. Est-ce à dire qu’on peut aujourd’hui parler de véritable littérature africaine ? C’est délicat de parler de Littérature africaine comme on sait que l’Afrique, c’est plus de cinquante et quelques pays et dans ces pays il faut diviser par régions et vous allez voir que les écritures sont aussi différentes. Dans la littérature africaine, on a celle du Maghreb, celle du sud du Sahara, etc., aussi on oublie que la littérature est une question de tempérament et de parcours de chaque écrivain. Nous n’avons pas tous été influencés par les mêmes écrivains ; ce qui fait que je trouve même intéressant que l’Afrique ait des écrivains qui ont des sensibilités différentes, c’est-à-dire les problèmes que vivaient les Camara Laye, Birago Diop, Cheikh Amidou Kane ne sont plus les mêmes problèmes que vivent aujourd’hui les écrivains de la jeune génération, d’où cette espèce d’éclatement de la littérature africaine. Je dirais même qu’au lieu de dire littérature africaine, on dirait plutôt « les Littératures africaines » pour donner la richesse et les variétés de nos créations. Moi je me sens même plutôt proche des écrivains de l’Amérique latine que des écrivains français qui, eux, font beaucoup de l’auto-fiction en parlant de leurs problèmes parisiens qui ne me concernent pratiquement pas. Quand j’écris « Mémoires de porc-épic », je pense aux légendes africaines avec le double en quelque sorte. Quand je repars dans « Verre cassé » avec l’histoire des bars, le roman commence au Cameroun et c’est ancré. Quand je reviens dans « Black bazar », dans la communauté noire, je choisis une autre dimension pour traiter la dimension africaine. Pour moi, le nègre qui cherche simplement à se laver la couleur de la peau risquera de faire plutôt rire les Blancs quand il s’agira de manger à table. Parlant de littérature africaine, comment expliquez-vous qu’une institution culturelle comme la Francophonie créée par des Africains que sont Senghor, Bourguiba, Diori se politise et devient une affaire des Occidentaux, bien vrai que c’est un Africain qui la dirige ? Je pense que la Francophonie nécessite quelques remaniements dans ce sens. Toute la question, c’est la politisation de cette institution qui peut devenir de temps à autre le théâtre des enjeux politiques. Mais je reconnais à cette institution la force de faire avancer les choses et de permettre à certaines manifestations culturelles d’avoir lieu. Nous, ce que nous souhaitons, c’est qu’elle soit plus proche des problèmes des pays francophones, qu’elle promeuve la culture, qu’elle pousse la création et surtout qu’elle aide à préserver les langues africaines ; parce que si « Francophonie » consiste à dire qu’il faut « gommer » les langues africaines pour le règne de la langue française, alors là, c’est la mort de la culture des pays francophones. Dans "Verre Cassé", les histoires de vos personnages que sont L’Imprimeur, Robinette, le Type aux Pampers sont des histoires vécues personnellement ou par des personnes de votre entourage ? C’est de la fiction en général et c’est cela mon côté latino-américain où j’aime l’exagération et la caricature. Dans mes livres, j’aime m’amuser quand j’écris et je ne conçois pas d’écrire un livre sombre ; même quand je le fais, le rire est nécessaire pour faire passer la pilule. Ce sont donc des personnages irréels et je me suis rendu compte qu’au fur et à mesure ils existent quelque part, qu’ils ont une réalité que nous voyons dans notre esprit ; ce qui fait que le roman est très proche de la réalité. Dans ce même roman, vous vous attaquez un tout petit peu à nos chefs d’Etat africains en quête d’honneur avec des phrases ou citations qui marquent l’histoire. (Rires) C’est cela aussi la caricature de nos institutions et souvent les gens disent : « vous ne critiquez pas vos pays, il faut critiquer les institutions ». Là, je l’ai fait de manière ironique. Beaucoup de gouvernements en Afrique sont souvent constitués juste par clans ou par familles et il est temps que nous puissions avoir des gouvernements démocratiques et en l’occurrence, dans « Verre Cassé », il y a des moments où je critique de temps en temps les choses et dans « Black bazar », c’est encore même plus marqué puisque je regarde l’histoire du Congo-Brazzaville, du Congo Démocratique. En un mot c’est le paysage africain en tant que tel. Et l’histoire de Kibandi qui a pour double un porc-épic dans "Mémoires d’un porc-épic" est-elle inspirée de quoi et à quoi répond-t-elle exactement ? L’histoire du double est inspirée de la mythologie qui est la nôtre et qu’on retrouve d’ailleurs dans la plupart des contes et légendes d’Afrique. Les croyances que nous avons lorsque nous mourons existent toujours et quand nous naissons, nous naissons avec un double-animal qui va nous protéger ou avec qui nous allons commettre les péchés les plus véniels de l’existence. Dans ce roman, j’ai cherché à remettre en selle les espèces de conceptions que nous avions à l’époque et qui peut-être fondent même l’imaginaire de l’enfant noir africain. C’est donc un hommage que je rends à la tradition orale. Dans « Lettre à Jimmy », votre avant dernier ouvrage publié chez Fayard en 2007, de quoi parle-t-il exactement ? « Lettre à Jimmy », c’est un essai qui traite de l’histoire de James Baldwin, un écrivain noir-américain qui défendait les droits civiques aux Etats-Unis et qui est mort en France. C’est en quelque sorte un hommage que je rends à cet écrivain en lui adressant une longue lettre. Vous qui voyagez beaucoup et qui connaissez un tant soit peu l’histoire de l’Afrique, que faut-il à ce continent pour sortir des idées rétrogrades que sont les coups d’Etat et les guerres civiles ? Ce qu’il faut, c’est de demander la tolérance à ces chefs d’Etat qui nous gouvernent, car nous sommes dans une ère où la lucidité doit l’emporter sur les élans de dictature. Au moment où la plus grande puissance du monde est dirigée par un Noir, il est temps que les Noirs qui dirigent en Afrique comprennent que les dictatures qu’ils installent font plutôt honte à la race noire que du plaisir à tout le monde. Il est de leur devoir de changer de mentalité et de comprendre que c’est le peuple qui a le pouvoir et non le président de la république, et que c’est le peuple qui doit décider des présidents et non eux qui doivent décider à leur guise ce qu’ils doivent faire. Je pense que la pédagogie finira par l’emporter et que nous aurons les présidents qu’il faut pour les Africains. Vos vœux pour la nouvelle année 2009 Que l’Afrique soit le continent que nous aimons toujours et que l’arrivée de Barack Obama au pouvoir puisse donner l’exemple à nos dirigeants plus de tolérance, de savoir que l’Afrique est capable d’exporter des individus à l’extérieur. Enfin oublions toutes ces querelles intestines et faisons de l’Afrique le continent le plus digne pour un lendemain meilleur. Que 2009 soit l’année charnière pour aller de l’avant ! Par ATSE N'CHO DE BRIGNAN 1/4/2009 RETRO : LES ÉVÉNEMENTS DU MONDE NOIR QUI ONT MARQUÉ L’ANNÉE 2008Une année arrive et s’en va avec son cortège de bonheur et de malheur. Pour celle qui vient de s’écouler, nous avons recensé certains événements du monde noir qui l’ont marqué aussi bien en joie qu’en tristesse. Rétrospective sur une année dite OBAMA.
10 février : Angélique Kidjo décroche son premier Grammy
14 février : Corine Hazoumé, Nouvelle Ambassadrice culturelle et humanitaire
21 février : « L’Afrique répond à Sarko » à la suite de son discours de Dakar
17 avril : Aimé Césaire, le chantre de la négritude fait son éternel retour au 'pays natal'
12 mai : Sortie du livre autobiographique 'C’était pas gagné' de Didier Drogba
18 juillet : Nelson Mandela souffle ses 90 bougies
16 août : Le Jamaïcain Usain Bolt devient l'homme le plus rapide du monde
23 septembre : 'Mon Afrique' de Mokobé, album de l’année 2008
9 octobre : 100%CULTURE, Oscar de la meilleure agence de presse africaine de la Scandinavie.
4 novembre : Barack Obama, Premier Noir à la Maison Blanche
9 novembre : Miriam Makéba, Une voix de l’Afrique s’est éteinte
10 novembre : Le Prix Renaudot décerné à Tierno Monemembo Par ATSE N'CHO DE BRIGNAN E-Mail : brignan@gmail.com Un article pour le magazine en ligne www.100pour100culture.com et consultable sur http://www.100pour100culture.com/archives/22/retro/index.htm
10/9/2008 MALENA : DU ZOUK DEPUIS LA CANEBIERE
Elle est peu connue, mais sa voix retentit très souvent dans les discothèques, sur la bande FM ou encore les web-radios. Elle, c’est Maléna, une nouvelle voix du zouk qui fait désormais parler d’elle. Née à Marseille de parents martiniquais, Maléna contracte le virus de la chanson par l’intermédiaire de Fanie, sa grand-mère aveugle, à qui elle a dédie un titre en 2005. 'Si jeune', duo avec Patrick MATAU : 'Pourquoi vivre ça' extraite de la compilation tendance 9 'Je ne voudrai pas' & 'Fanie' extraites de son album solo en 2005 'Via West Indies' nouvelle chanson extraite des compilations zouk soca dancehall, Zouk 40° ou encore Love story volume 2 Par ATSE N'CHO DE BRIGNAN E-Mail : brignan@gmail.com Un article pour le magazine en ligne www.100pour100culture.com et consultable sur http://www.100pour100culture.com/archives/19/malena/index.htm LULENDO : UN SOUFFLE NOUVEAU S'ELEVE SUR L'AFRIQUE
Installé en France depuis belle lurette, l’artiste musicien Lulendo fait aujourd’hui partie des éléphants de la musique africaine dans l’hexagone. Musicien angolais né à Maquela do Zombo, dans la province de Uige en Angola, Lulendo quitte très jeune la campagne pour la ville. Il grandit à Luanda, où il chante dans des chorales religieuses. Et quand il retourne passer des vacances au village, son grand-père lui enseigne les traditions bakongos, leurs rituels ainsi que l’art du likembé (piano à pouces en lamelles métalliques). La guerre ravageant son pays, il débarque à Paris en 1982. Sa rencontre avec des musiciens de renom tels que MANU DIBANGO, SAM MANGWANA, ALAIN DIENG, DIDIER LOCKWOOD, JOHN HELLIWELL (SUPERTRAMP), CARLINHOS BROWN... donne une nouvelle vie à sa carrière musicale. Il devient alors choriste (scène et studio) et musicien. Après donc la sortie de trois albums aussi meilleurs les uns que les autres, À qui profite le crime ? (2001), Angola (2005), Live Session (2007), le Franco-Angolais met sur le marché du disque son dernier opus intitulé Soul of Africa. Sorti chez VOX TERRAE, Soul of Africa (l’Âme de l’Afrique) est un nouvel album envoûtant de 12 titres chantés d'une voix limpide en lingala, kikongo, portugais et français. Il s'ouvre sur un air nostalgique, Oh Floresta Mae, et se ferme par une rythmique bien ponctuée, Harpangada, qui ne manque pas de fournir à l'auditeur d'intenses moments d'émotion, notamment grâce à des chœurs au chant nuancé et enchanteur. Que dire de Rainha et des autres titres ? Sinon que des musiques empreintes des trésors de la tradition, tout en restant des productions actuelles et plus urbaines. Virtuose du Likembé, l’artiste pratique un genre musical, le kuduro, une sorte de musique électronique 100% africaine, née dans les ghettos de Luanda, en Angola. Ses chansons mettent en valeur son attachement à l'Afrique et à son pays en particulier. Ce 4ème album s'apparente à un retour aux sources et rend non seulement hommage à son pays, à ses racines, mais aussi à tout un continent. Pour promouvoir Soul of Africa, Lulendo sera sur scène le 23 septembre prochain au Satellite Café à Paris, puis le 29 novembre à l’Auditorium du Musée des Arts 1er.
Par ATSE N'CHO DE BRIGNAN E-Mail : brignan@gmail.com Un article pour le magazine en ligne www.100pour100culture.com et consultable sur http://www.100pour100culture.com/archives/19/lulendo/index.htm "ÇA VA SE SAVOIR" : LE DERNIER BOUCAN DE MOLARE
Après un énorme succès avec son single “On est ensemble” en featuring avec Mokobé qui lui a valu un disque d’Or, la star du Coupé décalé Soumahourou Moriféré alias Molaré vient de réaliser un nouvel album qui sera dans les bacs à partir du mois de septembre 2008. Le nouveau boucan de Molaré baptisé “Ça va se savoir” est une œuvre musicale de seize (16) titres bien rythmés et variés. Dans ce nouvel opus, le Molare rend hommage à nos chères mamans et surtout à son compagnon de tous les temps, le Président Douk Saga avec la reprise du titre Hommage de la Jet Set. Un clin d’œil fait aux femmes ("La choquante" et "Ana") et une dédicace aux enfants de la rue donnent plus de baume à l’album. Toujours dans le concept coupé décalé, le nouveau cri sonore parle aussi du quotidien, fait (re)vivre la joie et fustige les jaloux. Pour bien adapter l’album aux gouts des mélomanes, “Ça va se savoir” n'est pas que du Coupé-Décalé sur toute la ligne car on y trouve presque tout : du Slow au R&B en passant par la musique urbaine. Enregistré entre Abidjan, Paris et mastérisé à Londres, ce disque connaît les featurings de ses amis de la Jet Set et du franco-malien Mokobé inscrit désormais dans la mouvance Coupé-décalé. Les arrangements sont assurés par les génies de la musique d’ambiance que sont : Koudou Athanase, David Tayorault, Evariste Yacé, Kader Djiré, Fréddy Assogbah, Baby Phillip, Dénis Latif, Max Héros pour ne citer que ceux-ci. Avec toutes ces touches de connaisseurs et de feauturings, on sent plus de maturité et de sérieux du côté de Molaré pour la revalorisation de l’image du Coupé Décalé. Pour mieux assurer la promotion de « Ça va se savoir », Molaré a réalisé quatre clips vidéo dont deux à Paris, un clip à Abidjan et un autre au Maroc. Produit par Obouo Music de David Monsoh, l’album sera disponible chez les disquaires en coffret CD, DVD avec une galerie photos. Selon le producteur qui s'est confié à nous, la sortie internationale de ce disque est prévue pour le 5 septembre 2008 en France dans tous les magasins Fnac et Virgin, puis en Belgique, Espagne et Angleterre. Il sera disponible le 16 septembre aux Etats-Unis et dans plusieurs pays africains. Par ATSE N'CHO DE BRIGNAN E-Mail : brignan@gmail.com Un article pour le magazine en ligne www.100pour100culture.com et consultable sur http://www.100pour100culture.com/archives/18/molare/index.htm "JUNE SHOP" : L’HISTOIRE DE DEUX PERSONNALITES, DE DEUX CULTURES ET D’UNE MARQUE
"JUNE SHOP", c'est l'histoire de deux jeunes filles qui se sont rencontrées par hasard sur un même lieu de travail lors d'un job d'été à Paris et qui ont décidé de mettre en commun leur passion pour la mode et le continent africain. De cette idée est née JUNE, une marque de vêtement dont le label n'est rien d'autre que l'assemblage de leurs deux prénoms par apocope : JUNE c'est donc JU – lie (Julie) + NE – lly (Nelly). Julie et Nelly sont deux amies, deux personnalités complémentaires. L'une (Julie) est Blanche et l'autre (Nelly) est Noire comme le montre si bien leur logo, un zèbre. « Le choix du logo n'est pas fortuit. Le zèbre est un animal qui renvoie à l'Afrique avec sa robe rayée de bandes noires sur du blanc. Cela nous ressemble et montre notre amour pour l'Afrique. En même temps notre concept est un double regard esthétique où Afrique et Occident dialoguent ensemble pour une union harmonieuse entre authenticité et modernité », souligne Nelly la conceptrice du logo. Ce qui est frappant dans les vêtements JUNE, c'est qu'ils sortent les tissus africains de leur image folklorique et mettent en valeur leur richesse et leur diversité. En mélangeant aisément les tissus africains, wax, basins (coton tissé aux dessins ton sur ton) ou bogolans (tissages de coton brut avec peintures aux pigments naturels) à des matières « occidentales » comme le velours côtelé, le jean, la soie sauvage, le tissu vichy, ou encore la laine polaire, le design JUNE témoigne également de ce métissage en intégrant des tenues du monde entier telles les robes flamenco en wax, les kimonos en basin, les tuniques col mao en satin et basin et les kilts écossais en bogolan, etc.
La collaboration artistique de ces créatrices a permis de mettre sur pied de petites affaires en tout début. D'abord par la réalisation de sacs de plage en wax (imprimés africains sur tissus de coton), elles ont fini par s'attaquer à des coupes de plus en plus complexes. Beaucoup sollicitées par une clientèle colorée, elles présentent aujourd'hui une ligne de prêt-à-porter féminin complète, avec deux collections par an, été comme hiver, pour un public très hétérogène. Avec un concept qui réconcilie l'exotique et le classique, JUNE propose également un même modèle décliné en 13 articles allant du 36 au 50, dans 13 tissus différents aussi bien pour le boulot ou la sortie que la ténue de détente. Partenaires et complémentaires à parts égales, Julie et Nelly décident de tout ensemble, dessinent et réalisent les modèles à quatre mains, et gèrent elles-mêmes leur marque, même si elles n'ont pas les mêmes goûts en matière vestimentaire : Nelly développe des tenues courtes et près du corps aux couleurs chatoyantes, tandis que Julie affectionne les longues tuniques élégantes plus sombres pour mettre en valeur les peaux blanches. Le 29 mars 2008, elles ont présenté leur dernière collection « Melting Mode » qui réinterprète le folklore ethnique dans un cadre urbain lors d'un défilé au Cabaret Sauvage à Paris devant une pléthore d'invités et de spécialistes en la matière. Créatrices autodidactes, ces deux jeunes femmes sont entrées dans la couture par amour et par « effraction ». Après une Licence d'anglais, Julie, 30 ans, est partie vivre au Sénégal où elle a découvert la richesse culturelle et artisanale du pays. De retour en France, elle a occupé pendant 4 ans un poste de chargée de clientèle dans une compagnie internationale de location de voiture. Nelly, 28 ans, quant à elle, est titulaire d'une Maîtrise de Philosophie. Elle a travaillé 3 ans au sein d'une prestigieuse agence de photographes. Camerounaise d'origine, elle a toujours vécu entre la France et son pays natal, cultivant ainsi une double culture. Toutes deux, elles partent deux fois par an en Afrique pour se ravitailler en matériaux.
La boutique JUNE SHOP est située à l'adresse suivante : Par ATSE N'CHO DE BRIGNAN E-Mail : brignan@gmail.com Un article pour le magazine en ligne www.100pour100culture.com et consultable sur http://www.100pour100culture.com/archives/17/june/index.htm 7/9/2008 ADJI (EX-COMPAGNE DE BLACK SO MAN) : "JE CONTINUE L’OEUVRE DE BLACK SO MAN "
Black So Man, cet artiste burkinabé a été révélé au grand public en 1999, par sa fameuse chanson « Adji », titre donné pour magnifier une jeune femme rencontrée au cours d'un de ses concerts et avec qui il vivait maritalement. Mais par la force des choses, Black So Man perd la vie à la suite d'un accident de voiture le 2 mars 2002, laissant dans larmes cette jeune femme à peine séparée d'elle conjugalement et un fils du nom de Latif, maintenant 10 ans.
Par ATSE N'CHO DE BRIGNAN E-Mail : brignan@gmail.com Un article pour le magazine en ligne www.100pour100culture.com et consultable sur http://www.100pour100culture.com/archives/16/adji/index.htm ANGÉLIQUE KIDJO SUR RFI : ELLE MET EN GARDE MUGABE ET LES CHEFS D’ETAT AFRICAINS
Angélique Kidjo ne sait pas que chanter. Elle sait aussi donner son avis sur les problèmes politiques qui minent son très cher continent. Invitée de la Radio Française Internationale le 27 juin dernier, l'Ambassadrice de bienfaisance de l'UNICEF et lauréate du Grammy Awards du meilleur album de musique contemporaine 2008 avec son album "Djin Djin" s'est prononcée sur le processus électoral au Zimbabwé et les grands axes de processus de Paix et de Démocratie en Afrique en répondant aux questions de Christophe Boisbouvier. Par ATSE N'CHO DE BRIGNAN E-Mail : brignan@gmail.com Un article pour le magazine en ligne www.100pour100culture.com et consultable sur http://www.100pour100culture.com/archives/16/kidjo/index.htm "MANY THINGS" DE SEUN KUTI : UN ALBUM SIGNE AU NOM DU PERE, DU FILS ET DE L’AFROBEAT
Les mélomanes connaissaient bien sûr Fela, le célébrissime créateur de l'Afrobeat, l'homme aux vingt-sept femmes mort du sida, il y a bientôt onze ans, mais aussi Femi, son fils aîné, lors des scènes populaires au Nigéria. Désormais, il faut compter avec Seun (prononcer Shéhoun ; l'abréviation de son prénom Oluseun qui signifie « Dieu a fait de grandes choses » en langue yoruba du Nigéria, le nouveau prince de l'Afro beat. Le benjamin du plus célèbre chanteur du Nigeria vient de sortir son premier album : Many Things avec l'aide des mythiques musiciens de son père, Egypt 80.
« Contrairement à Femi qui a pris ses distances avec mon père, est parti aux Etats-Unis et créé son propre groupe, moi je suis resté jusqu'au bout avec lui. Quand je suis né mon père avait près de 50 ans. Il était moins radical, il chantait moins, il était beaucoup plus souvent à la maison, et j'ai été très proche de lui. Il m'a vraiment choyé. Mais ce n'est pas lui qui m'a poussé à faire de la musique, ni ma mère. Je l'ai décidé de moi-même, à l'âge de 8 ans, et j'ai pratiqué tous les jours pendant des années. Un jour, mon père m'a demandé ce que je voulais faire dans la vie. J'ai dit : « Chanter sur scène ! ». Il a dit : « Mais tu sais chanter ? ». Alors je lui ai chanté « Sorrow, blood and tears » et je l'ai épaté. On a répété avec le groupe, et j'ai donné mon premier concert en 1991. J'avais un trac terrible. Mon père m'a dit après le concert : « Tu ne dois pas avoir peur du public. Tu dois faire face ! », se souvient-il encore. L'orchestre du père, Egypt 80, un des orchestres les plus légendaires d'Afrique, est devenu celui du fils. Depuis, il le dirige comme chanteur soliste et saxophoniste. Avec les musiciens, Seun fait revivre la plus originelle incarnation de l'Afro beat. Il a su s'imposer comme une star à part entière faisant de lui, sans doute, le dépositaire de l'héritage musical de son père. Désormais, très aguerri sur scène, Seun fait vibrer le public lors de ses concerts. Sa dernière sortie au Bataclan, à Paris, le 26 mai dernier en témoigne. Par ATSE N'CHO DE BRIGNAN E-Mail : brignan@gmail.com Un article pour le magazine en ligne www.100pour100culture.com et consultable sur http://www.100pour100culture.com/archives/15/kuti/index.htm 5/7/2008 CONCERT D’AHIWO INTERNATIONAL À PARIS : PARI REUSSI !
Groupe musical tradi-moderne créé en 1997 sous les cendres des Rossignols d'Ananguié, Ahiwo Orchestra devenu Ahiwo International par sa constance sur la scène musicale ivoirienne et étrangère, est devenu un Orchestre à succès. De ces 15 années d'existence, sont nés 14 albums dont le tout dernier à ce jour sorti en début d'année 2008 s'intitule "Equilibre", un tel titre pour marquer son maintien sur le plan national et conquérir désormais la scène international. Et c'est ce qu'ont réalisé CBS Music et le Fan Club Ahiwo de Paris au sein duquel sont réunis plus d'une centaine d'Ahiwophiles pour célébrer l'Ahiwo International Live Tour 2008 Paris – Lyon – Paris, qui a débuté ce 12 avril 2008.
Mais après cette première sortie réussie, l'Orchestre devrait bientôt prester à Lyon puis revenir à Paris pour un dernier show le 17 mai avant de rentrer définitivement au bercail le 19 mai prochain. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le groupe Ahiwo conserve sa posture internationale au détriment des autres orchestres de la région avec un management digne de ce nom et le carton que fait son dernier album. 4/1/2008 CLAUDY SIAR : UN MILITANT CULTUREL DE PREMIERE CLASSE
Claudy Siar est celui-là même qui se définit comme un "Africain de la Caraïbe, né et grandi en France". C’est un animateur de Radio qui a toujours milité pour une société plus juste. Grâce au succès de son émission "Couleurs Tropicales" sur RFI, il joue un grand rôle en Afrique où il mène de nombreux combats. L’un de ses combats qui a failli lui couter son licenciement de la Radio France Internationale est d’avoir pris faits et causes en critiquant son pays, la France dans la crise ivoirienne. C’est dans son bureau à la maison de Radio-France à Paris que nous avons rencontré le créateur du zouké-décalé, un concept de rapprochement entre peuples et cultures d’Afrique et des Caraïbes pour une interview sur des points bien précis. Claudy Siar et RFI Claudy Siar et Tropiques FM Claudy Siar et Couleurs tropicales Claudy Siar et la chanson Claudy Siar et la politique Claudy Siar et la Génération consciente
Claudy Siar et le racisme en milieu professionnel Claudy Siar, l’Afrique et les artistes africains Claudy Siar et les femmes Par ATSE N’CHO DE BRIGNAN E-Mail : brignan@gmail.com Un article pour le magazine en ligne www.100pour100culture.com et consultable sur http://www.100pour100culture.com/archives/13/siar/index.htm QUAND TIKEN JAH FAKOLY SE FAIT PORTE-PAROLE D’UN CONTINENT
Le reggae de Tiken Jah Fakoly pourra désormais se lire. Pour qui connaît Tiken Jah Fakoly, le reggaeman ivoirien n’a pas la langue dans la poche. Il se considère "Artiste sans frontières" surtout quand il s’agit de défendre l’Afrique, où ailleurs. Il a été toujours constant dans sa façon de dénoncer les problèmes qui minent le continent dit berceau de l’humanité. C’est dans cette optique qu’est né un livre autobiographique "L’Afrique ne pleure plus, elle parle". Par ATSE N’CHO DE BRIGNAN E-Mail : brignan@gmail.com Un article pour le magazine en ligne www.100pour100culture.com et consultable sur http://www.100pour100culture.com/archives/13/tiken/index.htm 3/2/2008 JULIA CHANNEL (EX-STAR DU CINÉMA X) : J’ASSUME MA VIE
Icône du cinéma X, Julia Channel est cette jeune métisse, née de père malien et de mère normande qui explosait les écrans au début des années 90. Aujourd'hui, reconvertie à la chanson et à l'écriture, ce mélange de la beauté et de l'animalité nous parle de sa vie et de son livre à paraître dans quelques jours dans les librairies, publié aux Editions Blanche. Cela fait environ 15 ans que vous avez abandonné la pornographie, alors comment vous identifiez maintenant ? Julia Channel, la chanteuse, l'Animatrice télé ou l'écrivaine ? Parlant de musique, où en êtes-vous avec la sortie de votre album et quels sont vos genres musicaux ? Alors comment vous est venue l'idée d'écrire un livre sur votre vie et pourquoi maintenant ? Pensez-vous que votre fille sera à même d'accepter un tel cadeau ? A quoi répond ou renvoie le titre « L'Enfer vu du ciel » ? Est-ce que vous regrettez votre vie au passé ? En lisant votre livre, je comprends qu'il est adressé à trois personnes si je ne m'abuse : d'abord à votre fille Jayanti, ensuite à votre frère aîné Laurent (décédé par suicide) qui pour moi sont les deux personnages de votre vie et enfin contre votre mère que vous qualifiez de « honte de mère alcoolo » dans une de vos pages. Que répondez-vous à ce sujet ? Dans la première partie du livre, vous titrez en chapitre 4 « Telle mère, telle grand-mère ». N'avez-vous pas peur de voir se vérifier le proverbe « telle mère, telle fille » auprès de votre fille ? Qu'attendez-vous du public en découvrant votre vie antérieure par la lecture de votre ouvrage ? Comment arrivez-vous à penser que vos parents vous ont laissée dans la voie de la pornographie sans rien dire et pourtant ils savent toute votre histoire ? Vous avez beaucoup voyagé à travers le monde en côtoyant les grandes stars grâce au porno. Aujourd'hui vous avez une fille que vous adorez et vous publiez un livre sur votre vie. Quand vous faites un bilan de tout ce parcours, que voulez-vous que les gens retiennent de vous et quels conseils pourriez-vous laisser à vos jeunes frères et s--urs qui envisagent d'emprunter cette voie ? Quelque part, ce n'est pas la peur de contracter « l'horrible maladie » qu'est le SIDA qui vous a amené à abandonner le cinéma X ? Des projets en vue ? Pour terminer, vous vous sentez désormais mieux dans votre peau avec la publication de votre livre ?
Par ATSE N'CHO DE BRIGNAN E-Mail : brignan@gmail.com Un article pour le magazine en ligne www.100pour100culture.com et consultable sur http://www.100pour100culture.com/archives/12/julia/index.htm L’ENFER VU DU CIEL : LES CONFESSIONS DE JULIA CHANNEL
L'enfer vu du ciel, ce n'est pas ce documentaire diffusé sur les chaines de télévision françaises montrant la dégradation de notre écosystème, ni les incendies californiens vus de l'espace par les satellites de la Nasa aux Etats-Unis. Cet Enfer vu du ciel n'est rien d'autre que le livre autobiographique de Julia Sow (à l'état civil) devenue Julia Channel par la force des choses ; cette icône du cinéma X au début des années 90. Par ATSE N'CHO DE BRIGNAN
E-Mail : brignan@gmail.com Un article pour le magazine en ligne www.100pour100culture.com et consultable sur http://www.100pour100culture.com/archives/12/julia/index.htm ANGÉLIQUE KIDJO : ENFIN, LE GRAMMY AWARD EST LA !
Après plusieurs nominations à chaque sortie de ses albums, Angélique Kidjo vient enfin de remporter son premier Grammy dans la catégorie du meilleur album de musique du monde contemporain à la 50ème cérémonie annuelle des prix Grammy avec son opus "Djin Djin". Cela se passait le 10 février dernier au Staples Center de Los Angeles, aux Etats-Unis. Par ATSE N'CHO DE BRIGNAN
E-Mail : brignan@gmail.com Un article pour le magazine en ligne www.100pour100culture.com et consultable sur http://www.100pour100culture.com/archives/12/kidjo/index.htm 2/1/2008 SORTIE DE LIVRE : AMINATA TRAORE NOUS RACONTE "L’AFRIQUE HUMILIEE"
Aminata Dramane Traoré est une femme politique et écrivain malienne, née en 1947 à Bamako (Mali). Intellectuelle engagée, elle a été Ministre de la Culture et du Tourisme au Mali sous la présidence d'Alpha Oumar Konaré. Connue comme étant l'une des principales figures de l'altermondialisme africain, la Malienne se bat sur tous les fronts : OGM, coton, privatisations, préservation du patrimoine culturel, actions de proximité... Préfacé par l'auteur de L'Aventure ambiguë, l'écrivain et homme politique sénégalais Cheikh Hamidou Kane, L'Afrique humiliée est le dernier essai d'Aminata Traoré publié chez Fayard, en janvier 2008. Ses Ecrits : 2008 : L'Afrique humiliée, Edition Fayard
Par ATSE N'CHO DE BRIGNAN E-Mail : brignan@gmail.com Un article pour le magazine en ligne www.100pour100culture.com et consultable sur http://www.100pour100culture.com/archives/11/aminata/index.htm DAVID MONSOH (PRODUCTEUR D’ARTISTES) : PORTRAIT D’UN JEUNE FAISEUR DE STARS
Tout a commencé pour ce jeune natif d'une famille de 20 enfants dans les années 90 quand, étant au lycée à Agboville (sa ville natale située au sud de la Côte d'Ivoire), il fit la connaissance de sa « soeur » Nayanka Bell, une des plus belles voix féminines d'Afrique. Le courant entre les deux passe si bien et si vite à tel point que la chanteuse ivoirienne décide de lui confier la gestion de son magasin de couture, en tant qu'Agent administratif. L'année d'après, la diva ivoirienne propose d'emmener le jeune homme en France pour y poursuivre des études au Lycée Saint-Gabriel, à Bagneux (92), en région parisienne. Après le lycée, l'homme s'oriente vers le Tourisme et les Loisirs pour préparer un BTS au CESG de Paris. De par sa formation en alternance, il intègre la société de production cinématographique SLP de Monsieur Pascal Leibel, le mari de Nayanka Bell, en tant que stagiaire. Parallèlement à ses études, David Monsoh s'occupe du côté management de l'album Visa de Nayanka, sorti en 1994 et qui obtint l'Africa Music Award. La même année, elle fut consacrée La plus belle voix féminine d'Afrique lors de la remise des Trophées des Lions d'or à Paris. Ce côté Manager donne de l'aile à David qui décide de s'essayer dans un autre domaine du showbiz, à savoir : la production d'artistes. C'est ainsi qu'en 2003, « Le sommet des sommets » finit par accepter de rentrer en studio avec ses amis pour montrer aux mélomanes leur nouveau concept qu'est le Coupé décalé, devenu très en vogue. Une fois encore, le nom de David Monsoh est colporté jusque dans les boîtes de nuit ivoiriennes. Les Disc Jockeys comme Arafat, Erickson le Zoulou et quelques membres de la Jet Set (Bôrô Sanguy, Lino Versace) font désormais partie de son écurie. Bosseur infatigable et « businessman effréné », le jeune mécène casse sa tirelire pour jeter son dévolu sur la musique congolaise qu'il a toujours adorée. Son choix se porte sur Fally Ipupa, un jeune chanteur qu'il a connu dans les années 97-98 avec le groupe « Talent Latent » produit par Syllart Production. « C'est moi qui ai présenté Fally Ipupa à Kofi Olomidé en lui disant d'apprendre avec lui et son Quartier Latin et que je le produirai plus tard ». Comme une prophétie, Fally suit les conseille du faiseur de stars et, en 2006, celui-ci produit son premier album solo « Droit Chemin ». C'est le coup d'éclat total, car l'album s'est révélé comme étant un best-seller et la jeune étoile montante du N'dombolo ne cesse de multiplier les concerts en Europe et en Afrique.
Aujourd'hui, inscrit à la Société civile des Producteurs de Phonogrammes en France avec sa maison de Production OBOUO Music, spécialisée dans l'édition phonographique et les montages vidéo, David Monsoh est incontestablement l'un des producteurs d'artistes africains les plus célèbres. A entendre scander son nom dans toutes les chansons est quelque chose de notable. Sa structure basée à Londres avec un bureau sur l'Avenue des Champs Elysées à Paris, David Monsoh, le jeune mécène faiseur de stars, est toujours entre deux avions à la recherche de contrats pour ses artistes. A 34 ans, il est marié et père de trois enfants dont deux garçons et une fille.
Par ATSE N'CHO DE BRIGNAN
E-Mail : brignan@gmail.com Un article pour le magazine en ligne www.100pour100culture.com et consultable sur http://www.100pour100culture.com/archives/11/monsoh/index.htm ROSELYNE BELINGA (CHORISTE, AUTEUR-COMPOSITEUR) : "L’OUVERTURE CULTURELLE EST UNE GRANDE RICHESSE"
Jeune femme africaine en phase avec la génération musicale précédente pour avoir prêté sa voix à certains de ses aînés, Roselyne Belinga, chanteuse camerounaise, auteur-compositeur, est favorable à l'ouverture et au partage des cultures. Sur scène, elle n'oublie jamais d'emporter avec elle ses racines africaines, ses influences jazz et gospel et surtout sa poignée d'émotion. 100%culture l'a rencontrée après sa brillante prestation au Casino de Paris lors des 15 ans d'Africa N°1 Paris. Comment doit-on présenter Roselyne Belinga au public tout court ? S'agissant de musique, parlez-nous de votre univers. On vous reconnaît en tant que choriste au sein de certains groupes ou pour des artistes qui se présentent en spectacle, alors pourrait-on dire que vous êtes plus choriste que chanteuse ? Comment vous êtes vous sentie lors des 15 ans d'Africa N° 1 Paris en chantant au sein d'un groupe sélectionné pour la circonstance, surtout aux côtés de musiciens aguerris que sont Manu Dibango, Lokua Kanza, Meiway, Koffi Olomidé, Papa Wemba, etc. ? Comment s'est faite pour la première fois votre rencontre avec Lokua Kanza que vous admirez tant? Qu'est-ce qui fait la longue attente de la sortie de votre album avec le titre « Sa Saveur » que l'on écoute sur votre page MySpace ? Est-ce à dire que vous n'êtes pas encore prête à délivrer toute seule votre premier opus ? Que représente pour vous la guitare qui, pour moi, est un instrument fait pour homme à cause de sa forme féminine ?
Pour parler d'un autre volet de votre art, pouvez-vous nous dire ce que c'est que « Parures Nomades », concept présenté sur une de vos pages MySpace et pourquoi le terme "nomade" ? Sur votre même page, une de vos amies chanteuses du nom de Kaïssa Doumbè vous a laissé le message suivant : « Salut ma belle Roselyne, C'était un réel plaisir de te rencontrer et de partager la scène avec toi au Casino ! Tu es merveilleuse de talent et de gentillesse...Je te souhaite plein de succès et une belle route musicale ! Amour, paix et lumière », que ressentez-vous face à ces mots? Vos v--ux pour la nouvelle Année 2008 ?
Par ATSE N'CHO DE BRIGNAN
E-Mail : brignan@gmail.com Un article pour le magazine en ligne www.100pour100culture.com et consultable sur http://www.100pour100culture.com/archives/11/belinga/index.htm 1/12/2008 LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT LAURENT GBAGBO (CÔTE D'IVOIRE) : “Si vous n'êtes ni sourd, ni aveugle à la corruption et aux rackets, alors faites libérer Assalé Tiémoko Antoine”“Les gens détournent par-ci, détournent par-là, ils font des rackets par-ci, des rackets par-là. Les policiers ont " gâté " leur nom parce que tout le monde les voit. Mais ils ne sont pas les seuls à racketter. Quand tu vas dans un bureau et qu'on te prend l'argent pour faire un papier auquel tu as droit, c'est du racket. On voit tout et on entend…. On entend ici, un tel vole dans la direction qu'on lui a confiée, un tel vole sur la route, mais quand nous volons, c'est nous-mêmes que nous volons. J'entends le peuple gronder, pleurer. Mais il faut que le peuple comprenne que ce n'est pas parce que je ne suis ni sourd ni aveugle. Un chef, il se donne une priorité, ma priorité aujourd'hui, c'est de ramener la paix, ma priorité, c'est de faire les élections qui vont mettre un terme définitif à la crise. Je ne peux pas courir après deux écureuils ", c'est en ces termes que le Chef de l'Etat s'adressait aux populations akyées de yakassé Attobrou le mercredi 9 janvier dernier en se prononçant par ailleurs sur la corruption et le racket que subit la population ivoirienne sous le régime qu'il dirige.
En le disant, le chef de l'Etat confirme vraiment qu'il y a la corruption, l'injustice et des inégalités sociales dans notre pays. C'est ce que combat le jeune ASSALE Tiémoko Antoine à travers son Association “Ma vie est dans ma prise de conscience” (MVPC). Monsieur le Président, depuis Août 2007, le jeune ASSALE Tiémoko Antoine, par des lettres, n'a cessé d'attirer votre attention sur le phénomène du racket et de la corruption dans certaines administrations de notre pays. Aujourd'hui vous convenez avec lui que toute notre administration est " pourrie ". Or donc, le saviez-vous ? Or donc, entendiez-vous nos grondements, nos pleurs ? Sans doute vous lisez les lettres d'ASSALE Antoine qui est aujourd'hui emprisonné pour ses opinions, parce qu'il n'arrêtait pas de dénoncer ces phénomènes de corruption, d'injustice et d'inégalités sociales qui sévissent visiblement sous le régime que vous dirigez sans même que cela ne vous émeuve. Il vous a également adressé dans une de ses lettres qu' " en Côte d'Ivoire, on connaît le prix de tout et la valeur de rien ", pour juste vous dire qu'on connaît le prix de tous les concours pour entrer dans la fonction publique et qu'on n'a pas besoin de fournir des efforts pour les passer. Il suffit d'avoir ou de réunir la somme que l'on vous demande et vous êtes admis d'office. Ça aussi, tout le monde le sait sous le régime que vous dirigez. Mais savez-vous aussi qu'en dehors des policiers qui ont " gâté leur nom " comme vous le dites si bien, c'est toute notre administration qui est gangrenée ? Ce jeune ne s'était pas arrêté là, car le phénomène de corruption est allé plus loin et a gagné notre justice, le 3è pouvoir de la république, après la Présidence et l'Assemblée Nationale. C'est ainsi que dans une de ses lettres intitulée " la justice, la corruption et les criminels ", (une lettre que je doute fort bien venant de lui, mais allant dans le sens des objectifs de son association, je le dis parce que ASSALE Antoine a toujours assumé la paternité de ses écrits et tous ses écrits et lettres adressés aux différentes personnalités et organes de presse sont encore visibles sur son blog http://antoine-desovy.over-blog.com/ ), le jeune Assalé s'en est pris à l'une de nos institutions qu'est la justice, dénonçant qu' " en dehors de la Direction des affaires pénales et de la Direction des affaires civiles, tous les autres services et hauts cadres de ce Ministère sont corrompus jusqu'à la moelle épinière ". En un mot, " Ces hauts cadres prennent de l'argent aux prisonniers de la prison civile en leur promettant de faire pression sur les juges d'instruction en charge de leur dossier, afin que ces derniers manipulent la procédure et maquillent les crimes en délit pour minimiser leurs peines ". Ça aussi, Monsieur le Président, je suis sûr que vous le savez également car vous n'êtes ni sourd, ni aveugle”. Si donc, Monsieur le Président, vous n'êtes ni sourd, ni aveugle aux pleurs et aux grondements intermittents du jeune ASSALE Antoine qui croupit depuis la fin de l'année 2007 à la MACA, alors demandez au procureur de la République, Monsieur TCHIMOU Raymond, (car c'est de lui qu'il s'agit en personne) de le faire libérer sans conditions, car ce jeune homme n'a rien fait. Il n'a fait que gronder. Il n'a fait que dire et porter la voix des sans-voix, c'est-à-dire des fils d'enfants de pauvres de ce pays dont vous-même vous vous revendiquez. Il n'a fait que dénoncer ce que vous venez de confirmer en pays akyé. Le laisser croupir à la MACA sans broncher, c'est que vous cautionnez le racket, la corruption, l'injustice et les inégalités sociales dans notre pays que vous feignez de combattre, parce que rentable et profitable sous le régime que vous dirigez. Par ailleurs, Monsieur le Président, vous dites que vous ne pouvez pas courir après deux écureuils et que vous attendez le retour de la Paix d'abord pour agir, alors pourquoi chercher cette Paix tant désirée quand on frustre une frange de la population pour ses opinions ? Vous attendez plus de deux semaines après l'emprisonnement du jeune ASSALE pour aller faire croire aux Akyés que vous entendez leurs grondements et leurs pleurs sur ces phénomènes qui minent notre cher pays. Si vraiment, vous entendez tout ce qui se dit auprès de vous et sous votre régime, alors, faites libérer ASSALE Antoine. Par ailleurs, Monsieur le Président, je tiens à vous dire que le peuple akyé dont je fais partie n'est pas un peuple qu'on " corrompt " facilement. Nous avons toujours dit ce que nous pensons et ce qui était bien pour nous (Cf. les répliques de feu Maître Adam Camille au président Houphouët, Yanon Yapo que vous admirez tant pour avoir dit le droit quand vous étiez emprisonné en 1992 à la suite d'une marche que vous avez organisée). C'est donc ce qui fait la force et fonde la façon d'être de l'être humain Akyé. Si aujourd'hui la plupart de ces Akyés vous " portent dans leur cœur " c'est tout simplement parce qu'ils aiment votre façon directe de dire les choses (Votre patronyme GBA - GBO " dire de façon directe, crue ", les nouchis parleront en terme de " dire les gbê " est pour quelque chose dans notre langue) et non pas parce qu'ils ont cru totalement en votre projet de gouvernement. La preuve, depuis votre ascension au pouvoir, vous avez nommé des ministres issus du pays akyé que sont Monnet Emmanuel, Achi Patrick, Ohouochi Clotilde, Bro Grégbé, mais qu'ont-ils fait pour leurs villages avant, pendant et après leur nomination ? Pensez-vous qu'ils sont les plus brillants, les plus connus et les plus aimés en " pays " akyé ? Non ! Savez-vous aussi que la jeunesse du Canton Tchoyasso, précisément celle d'Adzopé gronde et est en colère contre votre Ministre Léon Emmanuel ? Tout simplement parce que Monsieur le Maire (puisqu'il est également le maire d'Adzopé) se fout d'elle, l'utilise à d'autres fins et donc " n'est plus en odeur de sainteté " avec lui (Cf. Frat-Mat du 21 novembre 2007 et “Le Nouveau Réveil” du vendredi 14 décembre 2007) au lieu que celui-ci l'aide à s'insérer socialement. Voilà un peu ce qui se passe sous le régime que vous dirigez. Monsieur le Président, en pays akyé, c'est notre fierté à nous surpasser, à prouver que nous sommes capables de faire plus que l'autre qui a amené un tant soit peu presque tous les villages akyés à se développer. Vous avez pour preuve le planteur akyé dans les années 60 qui, pour prouver à son frère ou à sa sœur du même village que lui, qui vient de faire partir un de ses enfants en Europe, lui, à son tour enverra aussi un ou deux de ses enfants pour montrer qu'il est capable d'en faire autant. Bien avant que vous ne soyez président, nos villages n'étaient pas nécessiteux. Quelque part, Feu le Président Houphouët, en mettant fin à la fête de l'indépendance qui se faisait de façon tournante dans une des villes choisie à la volée et que la ville d'Adzopé devrait également abriter et qui fut interrompue au dernier moment, nous a choqués et du même coup nous a appris, nous les Akyés, à prendre le destin de nos villages en main, à nous assumer nous-mêmes. Ce qui fait que de nombreux villages akyés ont pris de l'ascendance sur certains villages des autres régions du pays, en termes d'électrification et d'infrastructures, même si beaucoup de choses restent à (re)faire. En conséquence, le peuple akyé n'est pas la chasse gardée d'un homme ou d'un parti politique. Ce peuple, dans sa masse, ne trahit pas non plus. Vous avez vu juste en allant séjourner en pays akyé ces temps-ci. Puisque vous n'êtes ni sourd, ni aveugle aux pleurs et aux grondements de la population, c'est que sûrement vous avez entendu et vu de loin les pleurs et les grondements de ce peuple-là qui a toujours " dit les gbê " à ceux qui le trahissent ou qui ne tiennent pas leurs promesses. Ce qui risque de compromettre votre réélection au poste de Président de la République. Par ailleurs, Monsieur le Président, " nul n'a le droit d'être heureux tout seul ", comme l'a dit le vagabond de la charité, Raoul Follereau qui, pour montrer le sens du partage, de générosité et d'hospitalité aux peuples akyés, a érigé un Institut pour prendre en charge les malades de la lèpre et ce n'est pas pour rien que la ville d'Adzopé (le plus vieux département akyé) a été choisie pour accueillir les " rejetés de la nation " d'autrefois. C'est pourquoi, je vais terminer cette lettre, Monsieur le Président, en vous demandant de ne plus mettre les problèmes de racket, de corruption grandissante, d'injustice et d'inégalités sociales qui sévissent au su et au vu de tout le monde sous votre règne sous le compte de la guerre (car nous avons déjà et tellement entendu cela) mais plutôt sur la façon de gérer de vos proches collaborateurs, vos amis les refondateurs qu'on désigne par les pseudonymes de "nouveaux riches" ou de "coupeurs de route". Ces appellations, je sais aussi que vous les avez déjà entendues, car vous n'êtes ni sourd, ni aveugle. Alors, monsieur le Président, dites maintenant une parole pour que la Côte d'Ivoire guérisse de ces phénomènes criants que sont la CORRUPTION et l'INJUSTICE. En le faisant, vous nous aiderez, nous les jeunes qui sommes à l'extérieur du pays pour nos formations à rentrer dignement au bercail nous mettre au service de notre chère Côte d'ivoire, car le pays nous appelle. Et puis vous aiderez sûrement le jeune ASSALE Tiémoko Antoine à rêver sa vie et à vivre ses rêves : lutter contre un seul et unique mal : la CORRUPTION. Une contribution parue dans Le Nouveau Reveil (Quotidien ivoirien de l'opposition) N° 1817 du samedi 12 janvier 2008 et consultable sur le lien http://news.abidjan.net/article/?n=277679 et sur http://www.ivoirenews.net/news/1555.html pour la libération du jeune ASSALE Tiémoko Antoine emprisonné pour ses opinions à 12 mois ferme à la Maison d'Arrêt et de Correction d'Abidjan (MACA).
1/1/2008 RETROSPECTIVE MUSIQUE : LES ARTISTES AFRICAINS QUI ONT MARQUE L’ANNEE 2007 Des artistes africains ont fait montre de leur talent qui, pour certains, ont sorti un album qui, pour d'autres, se sont affichés à travers des concerts tout au long de l'année 2007. Nous vous faisons donc une rétrospective de ces artistes qui ont marqué leur passage sur la scène musicale internationale durant l'année écoulée. Ce sont entre autres : ALPHA BLONDY (Jah Victory) : De la gloire à la victoire de Dieu !
MAGIC SYSTEM (Ki Dit Mié) : L'espoir fait vivre !
ANGÉLIQUE KIDJO (Djin Djin) : Un album, des tournées, une nomination. Sorti le 30 avril 2007, l'album Djin Djin d'Angélique Kidjo remet le Benin, son pays natal, au centre de sa musique. Qualifié en trois mots : "riche, dense et beau" par le quotidien national américain USA Today Djin Djin permet à la diva béninoise de sillonner le monde (Amérique, Europe, Afrique) en « sons de cloches » depuis le mois d'avril 2007 jusqu'à la nouvelle année 2008. Produit par le légendaire Tony Visconti, l'album a reçu un flot de critiques élogieuses. Reconnu dans la catégorie des Best Contemporary World Album, Djin Djin est nominé au 50ème Annual GRAMMY Awards (une cérémonie de récompenses décernées chaque année aux États-Unis par la Recording Academy et qui honorent les meilleurs artistes et les meilleurs techniciens dans le domaine de la musique) prévu pour le 10 février 2008, au Staples Center de Los Angeles, aux USA. Après Makeba, Dibango, Fela, Youssou N'Dour et Mory Kanté, Angélique Kidjo est la plus jeune des artistes africains à connaître une véritable carrière internationale.
FALY IPUPA (Droit chemin) : L'étoile montante de la musique congolaise.
MOKOBÉ (Mon Afrique) : Du rap à la sauce africaine.
TIKEN JAH FAKOLY (L'Africain) : Le retour au bercail de l'Africain.
YOUSSOU N'DOUR (Rokku Mi Rokka) : 8ème étoile pour « La voix de la Médina ».
Par ATSE N'CHO DE BRIGNAN E-Mail : brignan@gmail.com Un article pour le magazine en ligne www.100pour100culture.com et consultable sur http://www.100pour100culture.com/archives/10/2007retro/index.htm "LES PARURES NOMADES" DE ROSELYNE BELINGA : QUAND L’AFRIQUE S’EXPORTE A TRAVERS SES BIJOUX
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